Troupeau / Rebaño - 2006

En espagnol, le mot Rebaño désigne le troupeau. La tonalité est donnée. Après son solo 25.06.76 dans lequel elle posait et osait l’introspection au coeur d’une démarche centrée sur ses propres racines. Ayelen Parolin fait peau neuve pour creuser la question de l’instinct.
Le plateau s’ouvre sur trois personnes à quatre pattes, singeant des animaux, imperturbables, occupés à paître. La dérision qui se dégage de ce tableau se nourrit de la mémoire de nos jeux d’enfants et ne tarde pas à laisser place à plus de gravité. Derrière la question de l’instinct, il s’agit de sonder la porosité de la frontière entre l’homme et l’animal. Par sa culture, l’homme ne cesse de s’éloigner de sa nature. Il demeure cependant soumis à des pulsions dictées par son instinct. Et Rebaño touche à ce que l’homme a de plus pulsionnel. Désir/violence. Violence du désir/Désir de violence.

Ayelen Parolin ne cherche pas à faire émerger des figures d’animaux humanisés ou d’humains ‘bestialisés’ – oscillant entre anthropomorphisme et zoomorphisme. Elle construit une figure hybride fondée sur l’agencement d’images en décalage avec toute réalité tangible. Et c’est de cette impossibilité de l’être que peuvent alors jaillir des états qui se posent en contrepoints aux pulsions évoquées. Apathie et insensibilité agissant comme parade au désir et à la violence.

Troupeau / Rebañ

The Spanish Word rebaño means: herd or group. The tone is set. After her solo performance 25.06.76, a daring introspection focused on her own roots, Ayelen Parolin has turned over the page and is now exploring the question of instinct. The piece starts with three performers walking on four legs, like animals pasturing imperturbably. The derision caused by the scene is fed by the recollection of our childhood games but soon makes way for more serious considerations. Beyond the question of instinct, Ayelen Parolin probes the porosity of the borderline between man and animal. Culture constantly drives man further away from his nature. However, he always remains subject to certain impulses, dictated by his instincts. Troupeau/Rebaño is about man’s most instinctive behaviours. Lust versus violence. The violence of lust versus the lust of violence.

Ayelen Parolin does not intend to represent humanized animal sor bestialized humans, hovering between anthropomorphism and zoomorphism. Instead, she builds a hybrid figure base don the layout of images that are out of kilter with any tangible reality. From this impossibility of being certain states can result what appears as counterpoints to the evoked impulses. Apathy and insensivity arise as answers to lust and violence.

Concept Ayelen Parolin Interprètes / Performers Rudi van der Merwe, Geert Vaes et Ayelen Parolin Création lumière / Light Design Jan Van Gijsel Production Helga Duchamps vzw Coproduction Parc de la Villette – Résidences d’Artistes, Centre Chorégraphique National de Montpellier, Pépinières européennes pour jeunes artistes – programme mapXXL Avec le soutien de la / With the support of Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris – mission des relations internationales, de la Cité internationale des Arts, du programme Culture 2000 de la Commission Européenne (direction générale Éducation et Culture) pour les programmes mapXXL et danceWEB Europe. Merci à / Thanks to La Balsamine/ Bruxelles, Nadine/ Bruxelles, Netwerk/ Aalst, La Raffinerie/ Bruxelles