AUTOCTONOS - Creation Mai/May 2017

Avec Autóctonos, il est toujours question de notre société de l’endurance, de la rentabilité, de la productivité. Cependant, il ne s’agit plus cette fois de toucher à sa puissance, mais de creuser dans sa défaillance, son effondrement, son impossibilité communautaire.

Cette fois donc, il n’est plus question de héros, d’hommes-machines qui se croient tout-puissants comme dans Hérétiques, mais tout le contraire : de « simples » humains, conscients de leurs propres contradictions, de leurs propres « étrangetés ».

Plus question ici non plus de logique, de mathématique voire d’uniformisation dans l’écriture chorégraphique, mais bien d’orchestrer en affirmant les différences, de faire cohabiter le noir et le blanc sans pour autant obtenir du gris.

En partant du constat d’échec communautaire actuel, j’aimerais arriver à trouver les chemins possibles vers un rituel, commun malgré tout. J’aimerais tenter la poésie et l’action, le brut et le subtil, la violence et l’ordre, et tenter une communauté, ne fût-ce qu’hypothétique...

Car je pense que c’est dans l’acceptation du négatif et non dans un culte du « tout positif » que nous pouvons nous retrouver, et être encore ensemble.
- - - - - - - - - - - - -

With Autóctonos, it is therefore still a matter of endurance, efficiency, profitability and productivity in our society. However, this time it is not about questioning its power, but exploring its failings, its collapse and its impossibility to build a community.

This time therefore, it is no longer a matter of a hero, of machine-men who believe themselves to be omnipotent as in Hérétiques, but instead it is about “simple” humans faced with their own weaknesses, lost in their own social pretence, autistic and hyperactive at the same time.

Neither is this about a shamanic journey, even if the question of the ritual remains central to my work.

In Hérétiques, I started with the notion of a ritual reflecting our excessively codified, cold, mathematical, meaningless society, one which responds to the dogmas of performance, profit and effectiveness. Yet it reaches a certain state of trance, in spite of everything...

In Autóctonos, starting with this observation of failure to create a community, I would like to manage to find potential paths towards a ritual of sharing, in spite of everything.

I would like to attempt to be poetic, to attempt action and union as the sole hope for survival, and to attempt to create a community, albeit hypothetical.

Concept Ayelen Parolin
Chorégraphie / Choreography Ayelen Parolin
Intreprètes / Performers Varinia Canto Vila, Ondine Cloez, Aymarà Parola, Sophia Rodriguez
Création musicale & piano/ Musical creation & piano Lea Petra
Création lumière / Light design Laurence Halloy
Dramaturgie / Dramaturgy Olivier Hespel 
scénographie / Scenography – Costumes Maria Artamonoff & Coline Firket
Fabrication costumes / Costumes production Les Ateliers costumes du Théâtre de Liège
Conseiller en danse folklorique / Folklore adviser Milan Herich

Production RUDA asbl
Coproducteurs / Co-producers Théâtre les Tanneurs, Théâtre de Liège, Kunstenfestivaldesarts, CCN de Tours / Thomas Lebrun, Festival Montpellier Danse 2017, Le Gymnase I CDC Roubaix-Hauts de France, Ballet National de Marseille, CDC Atelier de Paris & Theater Freiburg (DE) 
Avec le soutien de / With the support of
la Fédération Wallonie-Bruxelles / Service de la Danse, WBI, WBT/D, SABAM et SACD
Accueil Studio / Studio support La Raffinerie / Charleroi Danses, Théâtre Les Tanneurs, Grand Studio, Studio Cie Thor, Studio Ultima Vez, Zsenne Art Lab, CCN de Tours, Le Gymnase I CDC Roubaix-Hauts de France

DATES
23-24 & 26-27 mai 2017, World Premiere, Kunstenfestivaldesarts, Théâtre les Tanneurs, Brussels
29-30 Juin 2017, French Premiere, Montpellier Danse 2017, Studio Bagouet / Agora, Montpellier

© Sunny Side-up © photo Luc Vleminckx et MichelChristelbach